La culture de l'Uruguay
La culture de l'Uruguay est dominée par les traditions européennes et en particulier par la culture espagnole, puisqu'il s'agit du pays colonisateur, et italienne à cause des nombreuses vagues d'immigration venant de ce pays. Ce qui est étonnant, c'est que la culture amérindienne n'y joue absolument aucun rôle : les anciens peuples étant décimés, leurs cultures ont disparu avec. L'Uruguay a également été influencé par ses voisins comme l'Argentine, notamment dans les domaines de la musique et des danses folkloriques.
L'espagnol est la langue officielle du pays. Il existe d'autres langues : le guarani, autochtone, et le portuñol qui est un mélange d'espagnol et de portugais, parlé à la frontière brésilienne, mais ces langues sont pratiquées par très peu de personnes. Les Uruguayens comprennent aussi l'italien et le français à cause des nombreuses vagues d'immigration venant de ces pays.
L'Uruguay a l'un des taux d'alphabétisation les plus élevés d'Amérique du Sud avec 98%. Ceci s'explique par la scolarisation obligatoire pendant neuf ans. Entre 6 ans et 12 ans, les élèves vont à l'école primaire, puis de 12 à 15 ans, ils vont dans les collèges (secondaire élémentaire) et si les élèves ont de bons résultats aux examens nationaux, ils ont le droit d'entrer dans une école secondaire « diversifiée » pour pouvoir obtenir le bachillerato (baccalauréat) qui permet d'accéder à l'université. Ils peuvent aussi entrer dans le secteur secondaire technique en vue d'obtenir le bachillerato tecnico. L'éducation national fut mis en place en 1877 par José Pedro Varela avec le décret de loi de l'Éducation Commune.
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Les fêtes importantes sont le Carnaval, Pâques qui suit la Semana Criolla (Semaine du rodéo) où des gauchos font des démonstrations d'acrobaties équestres. Mais aussi le jour des « Treinta y Tres Orientales », jour auquel Juan Antonio Lavalleja et ses 33 volontaires pour commencer la révolte contre les Portugais en 1825 ou encore le jour de la commémoration de la bataille de Las Piedras (en 1811), au cours de laquelle José Gervasio Artigas battit les espagnols près de Montevideo. Le Día de la Raza (ou « jour de la Race ») est aussi très important puisqu'il symbolise la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. Il en est de même pour le jour de l'indépendance fêté le 25 août.
Pour bien séparer l'État et l'Église, les jours de fêtes religieuses ont changé de nom, par exemple, Noël est le « jour de la Famille ».
La musique uruguayenne par excellence est le tango (ainsi que la milonga dérivée), mais l'Uruguay possède en plus des rythmes qui lui sont exclusifs comme le candombe et la murga, qui prennent leurs apothéose le jour des appels llamadas du Carnaval. Deux noms de chanteurs ressortent, il s'agit de Jaime Roos et de Jorge Drexler.
Les Uruguayens mangent très peu le matin et le midi et font du repas du soir quelque chose de très important. Son menu commence par une soupe suivie par une salade, un bifteck (l'élevage est important dans l'économie du pays), du pain, du vin, puis du fromage et des fruits et le tout se termine par un café ou un thé.
La cuisine s'inspire aussi des origines espagnoles ou italiennes des habitants, à tel point que la pizza ou les pâtes sont devenues plats nationaux.
Une bombilla traditionnelle.Le clericó est un vin local qui est un mélange de vin mousseux et de vin blanc. Il est très populaire pour les fêtes.
Les gauchos (bergers) qui gardent les troupeaux de bétail campent souvent sous les branches des ombús géants. Ils allument alors un feu pour préparer le asado (barbecue), et font bouillir de l'eau pour préparer le maté (une sorte de thé amer) qu'ils boivent dans une petite calebasse creusée et séchée à l'aide d'une paille d'argent munie d'un filtre. Cette paille, appelée bombilla, est souvent gravée. Une personne du groupe est chargée de la préparation. Il remplit le récipient d'eau chaude et le passe au suivant, qui lui rend quand il a fini. Le premier remplit à nouveau le maté et le passe à la personne suivante et ainsi de suite. La calebasse passe de main en main, et chacun boit avec la paille.
Le maté est bu par la majorité des uruguayens. Il est fréquent de voir des personnes à l'arrêt d'un bus, portant d'une main un thermos et de l'autre un "maté". On le boit en général amer, mais on peut y ajouter du sucre. Au goûter, on le boit aussi avec du lait en mangeant des petits gateaux secs salés : c'est le "maté cocido" (maté cuit).